Don d'organes et de tissus

Le prélèvement et la greffe d’organes et de tissus constituent une priorité nationale. Chaque année, nombreux sont les patients dont la vie est sauvée ou améliorée de manière considérable grâce à une greffe.

Aucun prélèvement n’est réalisé au centre hospitalier de Redon-Carentoir, mais l’établissement concourt à cet enjeu majeur. En cas de décès, les équipes de l’établissement rencontreront les proches du défunt pour connaitre la position de ce dernier vis-à-vis du don d’organe et de tissus. Si le patient décédé était favorable au don d’organes, son corps sera transféré vers un hôpital préleveur en vue d’une greffe.

Quels organes et tissus peut-on greffer ?

Le rein est l’organe le plus couramment greffé. Suivent le foie, le cœur, les poumons, le pancréas et des parties de l’intestin.
Au niveau des tissus, les médecins peuvent greffer la cornée (fine membrane à la surface de l’œil), la peau, les artères, les veines, les os, les valves cardiaques…

Peut-on donner ses organes quand on est âgé ?

Jeune ou âgé, malade ou en bonne santé, il n’existe pas de contre-indication de principe au don d’organes et de tissus. Ce qui compte c’est l’état de l’organe. Les médecins évaluent au cas par cas les organes et les tissus pour s’assurer de la qualité de la greffe qui sera réalisée.

Qu’est-ce que le « consentement présumé » ?

En France, la loi bioéthique de 2004 a instauré le principe de « consentement présumé ». Ainsi, tout individu est considéré comme donneur de ses organes et de ses tissus après sa mort, sauf s'il a exprimé son refus de son vivant, auprès de ses proches ou sur le registre national des refus.
Au moment du décès, les médecins doivent obligatoirement vérifier si la personne décédée est inscrite sur le registre national des refus et interroger ses proches avant d’envisager un prélèvement d’organes et/ou de tissus.

Comment signaler sa volonté d’être donneur ?

En France, la loi indique que nous sommes tous présumés donneurs. Il n’est donc pas nécessaire d’indiquer sa volonté. Toutefois, vous pouvez demander une carte de donneur auprès de l'Agence de la biomédecine. En portant cette carte sur vous, vous matérialisez votre engagement en faveur du don d’organes et de tissus.
Cependant, cette carte n’a pas de valeur légale. C’est pourquoi il est également important d'échanger avec vos proches car si vous n’êtes pas inscrit sur le registre national des refus, c’est vers eux que les équipes médicales se tourneront au moment du décès pour connaître votre volonté d’être donneur ou non.

Comment s’inscrire sur le registre national des refus ?

Si vous ne souhaitez pas donner vos organes et tissus après votre mort, le principal moyen d’exprimer votre opposition est de vous inscrire sur le registre national des refus. Vous pouvez vous inscrire en ligne ou par courrier : www.registrenationaldesrefus.fr

Si vous êtes inscrit sur le registre national des refus et que vous avez finalement changé d'avis, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification à tout moment. Pour ne plus faire partie du registre national des refus, il suffit d’envoyer un courrier demandant votre radiation à l’Agence de la biomédecine.

Peut-on donner un organe de son vivant ?

Le don d’organe de son vivant représente 7,5 % du total des greffes et concerne essentiellement le rein. Une personne majeure, volontaire et en bonne santé peut donc donner un organe de son vivant dans les conditions définies par la loi.

En savoir plus :
www.dondorganes.fr
www.agence-biomedecine.fr

Informations annexes au site